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Le tramway "moderne" français: depuis les années
1980, des rames articulées, sur 3 à 4 bogies (les bogies sont les ensembles
formés des 2 essieux, qui ressemblent à des petits chariots), roulant sur des
voies à l'écartement ferroviaire standard de 1,44m, et une voie construite en
site propre totalement (ou presque) interdit aux voitures.
Pour le reste, tout le monde ne verra pas les différences: les bogies pivotent
sous les caisses ou bien tournent
avec les caisses, le plancher est plus ou moins bas pour une accessibilité
facilitée, le type de suspension et de moteurs (et donc le bruit...) peut
varier, tout comme la priorité qu'il a ou non aux feux rouges (le feu passe au
"vert", ou plutôt à la "barre verticale", dès que le
tramway arrive, tandis que dans certaines villes le tram peut se faire coincer
à un feu rouge).
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Le tramway "ancien" était plus étroit, avec un
plancher haut (accessible depuis la chaussée par des marches), non articulé et
pas aussi long. Il roulait au milieu de la chaussée, et a été supprimé
partout (sauf à St-Étienne) sous la pression du lobby routier et des
automobilistes gênés. Il s'avère aujourd'hui que ce fut une erreur: les
embouteillages existent même en l'absence de tramway, et d'autant plus que la
voiture devient le seul moyen de transport disponible.
Souvent les trams était sur voie métrique (1m d'écartement, comme les
anciennes lignes de train "à voie étroite" sacrifiées par la SNCF,
sauf à Chamonix). Le tram étroit a été abandonné en France, pourtant sa
faible capacité permet d'avoir des fréquences plus importantes sur des axes
pas trop fréquentés, et il peut mieux prendre les virages qu'un tram sur voie
large (en théorie du moins).
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Le tram-train est un tram capable d'emprunter des voies
ferrées ordinaires pour sortir des agglomérations. Il est donc prévu pour
rouler plus vite et sur des voies SNCF. Ses roues sont donc différentes: les
roues de tram sont prévues pour être silencieuses, pas pour supporter des
vitesses très élevées. Les rails de tramway peuvent être prévu pour
accepter le passage éventuel de trams-trains dans le futur: c'est une question
de taille du boudin de roue par rapport aux dimensions de la gorge (la rainure)
des rails de tramway.
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Le tram sur pneu: cette dénomination
désigne toutes sortes de véhicules électriques, roulant sur des pneus
sur la chaussée, mais avec un système de guidage automatique (asservi
optiquement ou par une roulette, guidé mécaniquement par une roulette sur un
rail ou bien par des pneus latéraux sur une bordure de béton... tout ou
presque a été proposé!), qui peut passer en mode manuel dans le cas
d'incidents d'exploitation ou de travaux. Officiellement, c'est un trolleybus
guidé (dont un véhicule routier, au gabarit actuellement limité par la
loi). Les avantages annoncés sont: une voie plus économique à construire, une
plus grande flexibilité en cas de pépins, et moins de bruit et de vibrations
grâce aux pneus.
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Le tramway léger: Alstom a récemment présenté un tramway censé
être plus léger et économique que le tram actuel, pour les villes de moins de
500.000 habitants. Qu'en est-il exactement? Mais il faut savoir qu'un tram
normal est lourd et rigide, un peu comme un train, pour ne pas se déformer en
cas de collision, contrairement aux véhicules routiers qui sont légers et prévus
pour absorber les chocs en se déformant complètement.
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Le tramway à roues indépendantes: dans un train ou un tramway
classique, les roues sont montées sur des essieux rigides, et doivent donc
tourner toujours à la même vitesse. Ce système marche très bien pour les
trains, mais crisse dans les virages serrés: gênant dans des rues très sinueuses (le tracé choisi est parfois aussi en cause...).
Certains trams (le cas de Graz, en Pologne, est paraît-il impressionnant),
pourtant, possèdent des roues capables de tourner chacune à sa vitesse: ceci
serait-il intéressant? Bien entendu, sur les essieux moteurs, ceci exige soit
un moteur par roue, soit un différentiel mécanique. NB: il semble qu'il existe
aussi des tramways dont la suspension est à roues indépendantes, comme sur les
voitures actuelles: ce système, choisi à Bruxelles à cause du très mauvais
état de certaines voies, reste complexe et coûteux.
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Le tramway à alimentation par le sol: le but est de supprimer les
caténaires. Ceci existe depuis le 19e siècle, grâce à des contacts sur
lesquels arrive le courant électrique uniquement quand un tramway passe dessus
(ce qui permet de ne pas s'électrocuter). Initialement mécanique ou électromécanique,
ces systèmes deviennent électroniques (commutation par un transistor IGBT ou
autre). La fiabilité en utilisation réelle reste un peu à démontrer, par
exemple en cas d'inondations (mais de tels tramways sont en cours
d'installation).
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Le trolley-bus : un autobus alimenté par deux caténaires (pour le
tram, il suffit d'un seul fil, ce qui fait quand même moins de toile d'araignée
en l'air), et piloté normalement. Le système n'a pas la côte en France, malgré
des intérêts évidents. L'avantage du trolley-bus est sa simplicité d'installation.
Mais son défaut est une capacité plus faible que le tramway, et le fait que
s'il faut une voie en site propre pour éviter les bouchons, il est assez
rationnel de poser des rails sur cette voie pour que cela roule mieux.
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L'autobus sur voie réservée: au-delà du couloir de bus
classique, il peut exister des voies réservées aux autobus sur de grandes
distances et permettant des vitesses élevées. En France, c'est le cas du
"Trans-Val-de-Marne" en banlieue parisienne, mais l'exemple le
meilleur est la "Transitway" d'Ottawa (capitale du Canada), qui permet
à des (très vieux) bus de traverser toute la ville sur plus de 20km en roulant
jusqu'à 90km/h. Mais la solution ne s'adapte pas toute les villes, du moins
dans le centre, vu le peu de place disponible. Ironie: les transports d'Ottawa
essayent maintenant un prototype de tramway (à moteur diesel), comme quoi il ne
faut pas forcément se bloquer sur une solution technique.
Extrait "aménagé" d'après M.Julier de Montpellier